La kinésiologie pour les sportifs et les athlètes
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Quand le corps et le mental participent à la performance
Être sportif, c’est entraîner son corps, développer sa technique, repousser ses limites et apprendre à récupérer. Mais la performance ne dépend pas uniquement des capacités physiques.
Le stress, les émotions, la confiance, le sommeil, la pression de la compétition, la peur de l’échec ou d’une blessure et la manière dont nous vivons certaines situations peuvent également influencer notre expérience du sport. Un sportif peut être parfaitement préparé physiquement et pourtant perdre ses moyens le jour d’une compétition. À l’inverse, il peut retrouver de meilleures sensations lorsqu’il se sent davantage en confiance et en sécurité.
La kinésiologie propose de prendre en compte le sportif dans sa globalité : son corps, ses ressentis, son vécu, son stress et l’objectif qu’il souhaite atteindre.
Elle s’inscrit dans une démarche complémentaire à l’entraînement, au suivi médical, à la préparation physique et à la préparation mentale.
Sommaire
Le sportif dans sa globalité
Le corps du sportif est constamment sollicité.
Il doit s’adapter à l’entraînement, à l’intensité, à la répétition des gestes, à la fatigue et parfois à la douleur. Mais il réagit aussi au stress et aux émotions.
Avant une compétition, le cœur peut accélérer, la respiration se modifier et les muscles se tendre. Après une erreur ou une blessure, une appréhension peut apparaître. Une période de pression peut également rendre plus difficile la récupération ou le sommeil.
Ces réactions sont normales et ne signifient pas qu’un problème est nécessairement présent.
Elles montrent simplement que le corps et le vécu émotionnel ne sont pas complètement séparés.
La kinésiologie s’intéresse à cette dimension psycho-corporelle. Elle permet de partir d’une situation concrète vécue par le sportif et d’explorer ce qui se passe pour lui : sensations corporelles, stress, émotions, appréhensions et ressources.
Stress, pression et compétition
La compétition peut provoquer une activation importante. Une certaine dose de stress peut être vécue comme stimulante. Mais lorsque la pression devient trop forte, le sportif peut avoir le sentiment de perdre ses moyens.
« Je réussis à l’entraînement mais pas en compétition. »
« Je réfléchis trop à mon geste. »
« J’ai peur de rater. »
« Je me mets énormément de pression. »
« Je sais que je peux le faire, mais je n’arrive pas à reproduire ma performance le jour J. »
Ces situations peuvent avoir différentes origines et il n’existe pas une réponse unique.
La kinésiologie peut permettre de travailler autour de la situation qui génère du stress, en prenant en compte ce que le sportif ressent dans son corps et ce qu’il vit émotionnellement. L’objectif n’est pas de supprimer toute pression ou de garantir une performance. Il peut plutôt s’agir de retrouver davantage de calme, de disponibilité et de liberté face à une situation particulière.
Quand les capacités sont là mais que le geste ne suit plus
Certains sportifs connaissent des périodes durant lesquelles quelque chose semble « bloquer ».
Le geste était maîtrisé. Puis une compétition, une erreur, une chute ou un changement de contexte vient perturber les sensations. Le sportif commence à contrôler consciemment un mouvement qui était auparavant automatique.
Il se crispe, il doute, il perd ses repères.
Cette situation peut être particulièrement frustrante lorsqu’elle ne correspond pas au niveau réel du sportif.
La kinésiologie peut alors être utilisée comme un espace pour explorer ce qui se passe au moment où le blocage apparaît.
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- Quelle sensation arrive en premier ?
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- Dans quel contexte ?
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- Quelle émotion accompagne le mouvement ?
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- Qu’est-ce qui change entre l’entraînement et la compétition ?
Le travail porte sur le vécu de la personne et non sur la correction technique du geste. L’entraîneur reste le professionnel de référence pour la technique sportive.
Confiance en soi et peur de l’échec
La confiance peut évoluer au fil de la saison. Une blessure, une contre-performance, plusieurs défaites ou une sélection manquée peuvent fragiliser la manière dont un sportif se perçoit.
Le doute peut alors prendre davantage de place :
« Est-ce que je suis encore capable ? »
« Et si je ratais encore ? »
« Est-ce que je suis au niveau ? »
La peur de l’échec peut également augmenter la pression ressentie avant une compétition.
La kinésiologie peut permettre de travailler autour d’une situation précise afin d’identifier ce qui met le sportif en difficulté et de mobiliser ses ressources.
Retrouver confiance ne signifie pas ne plus avoir de doute.
C’est pouvoir continuer à avancer malgré l’incertitude.
Blessure, appréhension et retour au sport
Une blessure ne concerne pas uniquement le corps. Même lorsque la récupération physique progresse, le sportif peut conserver une appréhension. Un mouvement devient inquiétant.
Une réception est davantage surveillée. Une douleur ancienne revient dans les pensées. Une peur de se reblesser apparaît. Le corps est peut-être prêt à reprendre progressivement, mais la confiance n’est pas encore totalement revenue.
Cette dimension est importante dans le retour au sport.
La kinésiologie peut accompagner le vécu de la blessure, l’appréhension et la confiance dans le corps, en complément du suivi médical et de la rééducation. Elle ne remplace évidemment pas le médecin ou le kinésithérapeute et ne permet pas de déterminer si une blessure est guérie. Lorsqu’une blessure ou une douleur est présente, le suivi des professionnels compétents reste indispensable.
Récupération, sommeil et équilibre
La récupération fait partie intégrante de l’entraînement. Elle repose notamment sur le sommeil, le repos, l’alimentation, la gestion de la charge d’entraînement et la capacité à alterner périodes d’effort et périodes de récupération.
Pourtant, certains sportifs ont du mal à « redescendre ». Après une compétition, l’activation reste présente. Les pensées continuent.
Le corps est fatigué mais reste tendu. Le sommeil peut devenir plus difficile. Une période d’entraînement intense peut également s’accompagner d’une sensation de surcharge mentale.
La kinésiologie peut proposer un espace pour travailler autour du stress et des difficultés à retrouver un état de détente.
Elle ne remplace pas les règles fondamentales de récupération ni un avis médical en cas de troubles persistants.
Motivation, stagnation et périodes de doute
La motivation n’est pas constante.
Un sportif peut traverser une période où il a moins envie de s’entraîner, où les résultats stagnent ou où le plaisir diminue. Cela peut être lié à la fatigue, à une accumulation de pression, à une blessure, à des changements personnels ou simplement à une évolution des objectifs.
Plutôt que de se dire immédiatement « je manque de volonté », il peut être intéressant de se demander :
Qu’est-ce qui a changé ?
Est-ce de la fatigue ?
Est-ce que la pression est devenue trop importante ?
Est-ce que mon objectif correspond encore à ce que je souhaite ?
Qu’est-ce qui me donne envie de continuer ?
La kinésiologie peut accompagner cette réflexion et permettre de travailler autour d’un objectif personnel.
Préparer une compétition ou un objectif
La kinésiologie peut également être envisagée en amont d’une échéance importante.
Une compétition, un marathon, un championnat, une sélection, une reprise, un changement de catégorie, un défi personnel.
La séance peut partir d’une situation très concrète :
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- appréhension avant l’épreuve ;
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- peur de l’échec ;
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- pression du résultat ;
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- manque de confiance ;
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- difficulté à gérer une situation particulière ;
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- besoin de retrouver davantage de calme ;
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- préparation à une étape importante.
L’objectif n’est pas de garantir un résultat.
Personne ne peut garantir une performance sportive.
Il s’agit plutôt de permettre au sportif d’aborder son objectif avec davantage de disponibilité et de sérénité.
Dans quels cas consulter ?
La liste ci-dessous est volontairement large. Elle correspond à des situations dans lesquelles un sportif peut souhaiter bénéficier d’un accompagnement complémentaire.
Performance et compétition
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- stress avant une compétition ;
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- appréhension ;
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- peur de l’échec ;
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- pression du résultat ;
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- difficulté à reproduire ses performances en compétition ;
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- perte de confiance ;
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- difficultés à gérer les erreurs ;
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- blocage dans une situation précise ;
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- préparation à une compétition importante ;
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- changement de niveau ou de catégorie.
Blessure et reprise
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- peur de se reblesser ;
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- appréhension lors de la reprise ;
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- perte de confiance dans son corps ;
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- peur d’un mouvement ;
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- accident ou chute ayant laissé une appréhension ;
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- retour après une longue interruption ;
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- difficulté à retrouver ses sensations.
Stress et équilibre
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- sensation d’être constamment sous tension ;
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- difficulté à redescendre après une compétition ;
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- difficultés de détente ;
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- sommeil perturbé en période de compétition ;
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- surcharge mentale ;
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- difficulté à concilier sport, études, travail et vie personnelle ;
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- fatigue psychologique.
Motivation et objectifs
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- perte de motivation ;
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- stagnation ;
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- difficulté à passer à l’action ;
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- perfectionnisme ;
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- peur de décevoir ;
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- pression personnelle ;
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- préparation d’un défi ;
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- accompagnement d’une transition sportive ;
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- envie de retrouver davantage de plaisir dans sa pratique.
Un accompagnement qui part du sportif
Chaque sportif a son propre parcours. Deux personnes peuvent vivre une même compétition de manière complètement différente.
C’est pourquoi la séance part de votre demande, de votre vécu et de votre objectif, plutôt que d’appliquer une réponse identique à tout le monde. Nous prenons le temps d’identifier ce qui vous amène et ce que vous souhaitez faire évoluer.
Le travail peut prendre en compte :
le corps, les sensations, le stress, les émotions, les appréhensions, les expériences vécues et les ressources personnelles.
L’objectif n’est pas de tout expliquer par l’émotion. Une douleur peut avoir une origine mécanique. Une fatigue peut être physiologique. Une baisse de performance peut avoir de nombreuses causes.
La kinésiologie vient simplement apporter un autre regard sur la dimension psycho-corporelle du sportif.
Un accompagnement complémentaire
La kinésiologie s’inscrit dans une démarche d’accompagnement et de bien-être. Elle ne permet pas d’établir un diagnostic médical et ne remplace pas un professionnel de santé. Le médecin intervient pour le suivi médical et les blessures. Le kinésithérapeute accompagne notamment la rééducation.
L’entraîneur travaille la technique, la stratégie et la progression sportive. Le préparateur physique intervient sur les qualités physiques et la charge d’entraînement. Le psychologue du sport peut accompagner les problématiques psychologiques liées au sportif et à la performance. La kinésiologie peut trouver sa place aux côtés de ces différents accompagnements, autour du vécu corporel et émotionnel de la personne.
Cette complémentarité est particulièrement importante lorsqu’une problématique dépasse le cadre du bien-être.
En cas de douleur, de blessure, de symptôme inhabituel, de fatigue importante ou de difficulté psychologique persistante, un professionnel compétent doit être consulté.
Prendre soin du sportif dans sa globalité
Le sportif n’est pas uniquement un corps que l’on entraîne.
C’est une personne qui ressent, qui doute, qui apprend, qui progresse, qui traverse parfois des périodes difficiles et qui doit aussi apprendre à récupérer.
La performance ne se résume pas à un chrono, un classement ou une médaille.
Elle s’inscrit dans un équilibre plus large entre entraînement, récupération, confiance, plaisir et capacité d’adaptation.
La kinésiologie propose un espace pour prendre un temps, écouter ses sensations, mettre en lien ce qui se passe dans le corps avec ce que l’on traverse et travailler autour d’un objectif personnel.
Parce que prendre soin de soi fait aussi partie du parcours sportif.